Pourquoi le Dioulakan ?

Le Dioulakan : Historique

Dioulakan

Le dioulakan (Dioula + Kan : Dioula-Langue= Langue des commerçants) est une langue mandingue parlée ou comprise par 20 millions de personnes, notamment au Mali, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso.

C’est un parler mandingue essentiellement urbain issu de la rencontre de locuteurs des terroirs du nord ivoirien et des pays « mandingophones » voisins (Mali, Guinée et Burkina Faso). A Ouagadougou, Bamako, Conakry, Niamey, et même à Kinshasa, il est possible de faire ses emplettes au marché si l’on sait parler cette langue.

Selon les données fournies par l’Institut national de la statistique (INS), elle demeure la langue la plus parlée en Côte d’Ivoire après le français (Langue officielle).

La langue se présente dans certains contextes comme une alternative crédible au français en raison de sa vitalité dans le pays. Elle est parlée ou comprise par plus de 7 millions de personnes sur une population de 24 millions d’habitants, soit environ 30% de la population ivoirienne.
Dans un environnement où le taux d’analphabétisme est de 43,8%, les personnes ou organismes exerçant dans le Nord de la Côte d’Ivoire (ou travaillant avec une population essentiellement dioulaphone), ont tout intérêt à comprendre ou à se faire comprendre des locuteurs du dioulakan pour une exécution efficiente et efficace de leurs projets.

MANDENKAN se propose de vous accompagner en vue de faire sauter les barrières linguistiques.

Les leçons classées dans cette catégorie s’adressent à des personnes n’ayant aucune connaissance ou quelques connaissances limitées en dioulakan.

Le cours porte essentiellement sur la phonétique de la langue et enseigne les notions fondamentales de conversations.

L’objectif est qu’à la fin de ce cours, l’apprenant puisse converser avec assurance pour des échanges de bases.

Le cours est d’une durée de 48 H à raison de 2h par semaine durant 06 mois.

Les apprenants maîtrisent le temps présent, mais ne se risque pas encore au futur ou au passé. Pas franchement riche en verbes, l’expression orale se limite à l’utilisation de mots et de phrases très simples.

A ce stade, les apprenants ont quelques rudiments des autres temps, un vocabulaire limité, mais sont capables de se faire comprendre dans les situations quotidiennes.

Les notions de bases acquises en matière de conjugaison ont besoin d’être nettement restaurées ou approfondies. Le manque de pratique à l’oral est inhibé par un vocabulaire encore restreint, mais la compréhension orale est assez bonne dans la mesure où une seule personne converse très lentement avec vous.

Le cours est d’une durée de 40 H à raison de 2h par semaine durant 5 mois.

Les conjugaisons sont acquises et les apprenants les maîtrisent. Ils abordent les conversations de groupe et ne craignent pas les situations inattendues. Ils peuvent faire face à des situations de communications plus complexes avec beaucoup moins d’hésitation.

Les apprenants ont les aptitudes nécessaires pour participer aisément à une conversation soutenue, exprimer leurs idées ou leurs sentiments sur un grand nombre de sujets à l’aide de constructions grammaticales complexes et d’un vocabulaire assez vaste utilisé avec souplesse.

Cependant, les conversations d’ordre technique, juridique, commercial peuvent leur échapper encore : Le vocabulaire spécialisé n’en est qu’à ses prémices.

Le cours est d’une durée de 24 H à raison de 2h par semaine durant 3 mois.

Les apprenants ne sont pas encore bilingues mais « possèdent » la langue.

Ils peuvent conduire parfaitement une réunion ou une conversation de haut niveau en dioulakan sans commettre, ou rarement, d’impairs et sont en mesure d’utiliser une terminologie étendue, enrichie d’expressions idiomatiques.